Il était une fois… une prairie qui voulait devenir un potager !

Il était une fois… une prairie qui voulait devenir un potager !

Au début, il y a avait ça :

Ca, c’est quoi ? Et bien, c’est un ancien champ devenue une jolie prairie depuis 5 ans, remplie d’herbes sauvages et spontanées, de coquelicots, de liserons et de chiendents, de toutes sortes d’adventices (mot savant pour dire « mauvaises herbes » mais, nous, on préfère dire « herbes indésirables »), bref un champ attenant au verger, de 1.500 m², avec tout à faire. Un projet. Un bon, gros, projet. Et ça, on aime bien !

Pour pouvoir tester les variétés potagères d’extérieures, c’est quand même l’idéal ! Mais pour devenir un potager, il y a encore quelques étapes…

1- la question du désherbage

Désherbera, désherbera pas ? Pour ne rien vous cacher, la simple idée d’utiliser un produit type glyphosate (agent principal du RoundUp) nous donne des boutons… Mais, comme expliquer dans l’introduction au Jardin d’Essai, nous nous efforçons d’appréhender l’ensemble des solutions qui s’offrent à nous, sans idéologie, mais tout en conservant une volonté de faire du « sain » à défaut d’être 100 % bio. Alors, on a pris conseils, partout où on pouvait, avant de trancher : on laboure une fois, au moins la première année, et on verra. Les mauvaises herbes enfouies ne remonteront pas, qu’elles soient grillées par le désherbant ou pas. Et si on arrive à pailler constamment la terre, leur prolifération sera limitée. Ouf, 100 litres de RoundUp qui ne seront pas dans le sol ! 😀

2-la question des animaux sauvages

Qui dit jardin potager dit légumes, et qui dit légumes dit gibier, surtout à cet endroit où l’on croise régulièrement des lapins, où l’on note le passage de sangliers sur les terrains fraîchement travaillés par les agriculteurs, et même où l’on peut voir la trace de chevreuils sur les troncs des arbres du verger, légèrement boulottés. Bref, il y a du monde et on n’est pas sûr de vouloir tous les nourrir !

La pose d’une clôture s’imposait donc, avec enfouissement du grillage pour éviter les grattis des lapinous :

Le résultat est plutôt convainquant, il va falloir beaucoup gratter pour y arriver !

3- Presque prêt !

Bon, on a labouré, on a clôturé, il nous reste plus qu’à aplanir un peu les grosses mottes liées au labour. Pour cela, un coup de rotovator pour émietter tout ça, le résultat est pas mal :

A suivre : on va étendre sans enfouir du fumier de vaches, bio s’il vous plait, d’une exploitation de la commune, sur une grande partie de la parcelle, là où se trouveront les cucurbitacées (courge, courgettes, patîssons, melons) et on va pailler, pailler, pailler… Du boulot en perspective !

12 commentaires Ajoutez le votre

  1. garrigues dit :

    Je suis en bio mais j’ai aussi travaillé en conventionnel et pour 1500m² 1.2 litre de RUp aurait suffi !!!
    Bravo pour votre blog

    1. Ah bon ? Je me suis enflammé en annonçant 100 litres ? Une fois dilué alors ! 😉
      Merci pour votre commentaire. C’est vrai que je ne connaissais pas la quantité exacte vu que j’avais opté pour ne pas le faire. Je tâcherai d’être plus précis.

  2. MEUNIER dit :

    J’ai constaté que l’utilisation de Roundup générait l’année suivante une prolifération des chardons. Un agriculteur a constaté la même chose dans ses champs. Par contre bâcher le sol pour étouffer les plantes avan,t de charruer s’avère efficace.

    1. Bonjour,

      Peut être que l’absence d’autres herbes suite à l’usage du RoundUp laissait plus de plus aux chardons ?
      En ce qui concerne le bâchage du sol, c’était certes une option mais cela nous obligeait à retarder notre projet d’un an… Et comme je suis pas du genre patient (mais je me soigne ! ;-)), on préfère utiliser l’huile de coude pour cette première année, et peut être d’autres techniques que l’on détaillera plus tard…
      Mais je reste à l’écoute de toutes suggestions.

  3. FISCHBACH André dit :

    Bonjour,

    Didier Helmstetter vous aurait conseillé de « pailler » la prairie avec du foin. Je vous invite à aller sur Youtube et de taper « did67 ». Il y a de quoi faire !

    1. Bonjour,

      Le foin est une des pistes mais il faut en trouver !
      On cherche, on cherche…

  4. Annik dit :

    Où allez-vous trouver le paillage pour une aussi grande surface ?
    Chez nous, dans le Var, nous avons proposé à la mairie de venir déposer ses déchets verts chez nous. Nous nous sommes assurés que ses déchets n’avaient pas été traité avec des produits chimiques. Quelques voisins viennent également, cela leur évite d’aller à la déchetterie.
    Si c’est une ancienne prairie, les premières années vous risquer d’avoir des taupins.
    Bon courage pour la suite, c’est très intéressant ce que vous faites.

    1. Bonjour Annik,

      Nous avons un voisin éleveur bio de bovins, nous devrions y trouver de la paille bio et du fumier. On a constaté que la paille non bio est bien plus lente a décomposé.
      La paillage est effectivement un point auquel on réfléchit sérieusement.
      Avez-vous une solution contre les taupins ?

  5. Hélène Autheman dit :

    Merci pour votre blog à la fois beau, clair et très pratique. A suivre!

    1. Merci à vous et, donc… à bientôt !

  6. Philippe dit :

    Solution contre taupins (et vers blanc), la cyanamide de chaux. A 250 – 300 kg / ha. Utilisée avec succès pour créer un nouveau potager sur une vielle prairie infestée de taupins. Incorporer en surface (herse) deux semaines avant plantations suivant les conseils, mais je l’ai utilisée sans inconvénient au dernier moment !
    https://www.vital-concept-agriculture.com/engrais-perlka-19-8-n.html

    1. Ok, merci pour le conseil.
      Pour le moment, je ne sais absolument pas si je suis infesté ou même si je dispose de taupins dans mon sol, seules les patates me le diront ! 😉
      Après tout, il ne s’agissait pas d’une si vieille prairie, elle avait 5 ans de repos.
      A voir mais je note votre solution. Merci.

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