Conseils pour réussir son semis de poireaux

Comment réussir son semis de poireaux ?


Modifié le 11/05/17 : ajout de photos, voir en fin d’article.


Si réussir son semis de poireaux ne semble pas être le plus compliqué des semis et ne nécessite pas une grande technicité, voici toutefois notre mode opératoire, qui nous l’espérerons, vous inspirera.

1-L’équipement nécessaire

  • Le bac en polystyrène

Afin de réaliser nos semis, nous récupérons auprès du poissonnier de grands bacs en polystyrène (type « à saumons »).

Ils ont l’avantage d’avoir des trous aux angles permettant l’évacuation de l’eau, donc un bon drainage.

  • Le terreau spécial semis

La graine de poireau étant petite, il faut qu’elle soit semée dans un terreau adapté. Les terreaux « spécial semis » permmettent une bonne levée car ils sont légers, bien criblés donc sans petit morceaux, souvent enrichis avec de la perlite ou de la vermiculite qui permettent de conserver l’humidité. Ainsi, le terrrau adhère bien à la graine.
Petit conseil : Privilégiez l’achat, dans la mesure du possible, dans un magasin plus orienté à destination des professionnels. En effet, nous avons constaté que le terreau spécial semis pour les maraîchers est de bien meilleure qualité que celui que l’on trouve en jardinerie. Encore faut-il pour cela avoir un magasin à proximité, nous sommes d’accord…

2-Comment procéder ?

  • Remplir son bac

Les bacs à poisson étant assez profonds, ils vous permettront d’avoir une bonne réserve d’eau sans craindre les coups de chaud. Par contre, si vous devez les remplir de terreau à semis, cela risque de vous coûter cher en terreau. Une petite astuce consiste à utiliser, d’abord, du terreau à rempotage, moins onéreux, puis de surfacer sur environ 2 à 3 cm avec du terreau à semis.

  • Semer ses graines

Après avoir très légèrement aplati votre terreau, tracez votre rang avec le bout de votre doigt, sans appuyer. Vous devez ainsi réaliser un sillon de moins d’un demi-centimètre. Semez vos graines en essayant de ne pas avoir la main trop lourde car, sinon, il vous faudra ensuite éclaircir.

Refermer le sillon et tassez convenablement mais sans excès, avec la main. Cela permettra à la graine d’être en contact avec le terreau et l’humidité.

Nous vous conseillons de ne pas attendre pour réaliser vos semis de poireaux car la croissance est assez lente et il est nécessaire d’avoir déjà de beaux poireaux à l’entrée de l’hiver car ils ne poussent guère durant les jours froids.

  • Arroser et patienter 🙂

Après votre semis, arrosez copieusement afin que le terreau soit bien humide. Mettez votre bac à l’abri, pas nécessairement dans une pièce chaude, une pièce maintenue à une température entre 12 et 18°C suffira. Vous pourrez aussi faire vos semis dans un chassis, en pépinière abritée du vent et dans le coin le plus chaud du jardin, sur couche chaude, en tunnel froid, etc. Le plus important étant de ne pas vouloir trop bien faire en mettant vos graines de poireaux dans un endroit chaud, ce sera contre-productif.
Il vous faut maintenir humide (mais pas détrempé, le bon arrosage initial est souvent suffisant) le temps de la levée, qui a lieu sous 2 à 3 semaines en général. Ensuite, sortez votre bac et positionnez le dans un coin bien exposé et abrité des intempéries.
Au bout d’un mois environ, vous pourrez procéder à un éclaircissage si besoin.

  • Repiquage

Le repiquage a lieu quand les poireaux sont gros « comme un crayon », soit environ 4 à 5 mm de diamètre.
Après les avoir « habillés » (c’est-à-dire que vous avez coupé l’extrémité des racines pour ne garder que 3 cm et la pointe des feuilles), vous pourrez les installer au jardin. Pour cela, préparez un « pralin », une sorte de bouillie avec de la terre et de l’eau (certains ajoutent de la bouse de vache ! :-o) dans lequel vous plongerez les racines. Le but de cette opération étant que les racines soient bien imprégnées de terre et qu’il n’y ait pas de bulle d’air. Pensez à planter profondément afin d’avoir de long fût blanc, la longueur étant aussi liée à la partie enterrée. C’est pourquoi il vous faudra aussi « butter » (faire une butte) vos poireaux au fur et à mesure de leur croissance.


A la demande d’Antoine, voici nos poireaux au 11 mai 2017. Réalisé sans trucages ! 🙂

L’apport d’un engrais quelconque n’a pas eu lieu, le terreau de qualité professionnelle se suffisant à lui-même.

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20 commentaires Ajoutez le votre

  1. gerard SOAVE dit :

    bravo et merci pour ce tuto clair, simple et complet. continuez comme cela. j’attend la suite avec impatience. par exemple, je souhaiterais un tuto pour les panais que je tente depuis plusieurs années avec toujours le meme résultat : rien.
    vous méritez de réussir.

    1. Bonjour Gérard,

      Le panais ne lève bien que la première année, et de manière capricieuse. Il est donc essentiel d’avoir des graines « fraîches », ce que nous essayons d’avoir chez La Bonne Graine.
      Je note l’idée du tuto.
      Mais, dites-moi, est-ce un problème de levée ou de taille du panais ?
      Si c’est la levée, des graines récentes et un semis très superficiel devrait faire l’affaire.
      Si c’est une question de taille, nous avons constaté que le panais aime les terres riches et fraîches. Essayez un semis de septembre, surtout dans votre région, les panais auront plus de temps pour pousser !
      Merci pour vos encouragements et à bientôt !

  2. Franck dit :

    Merci de m’avoir informé de l’existence de votre blog, il me semble très utile ,en tous cas je l’ai mis dans mes favoris.
    je connaissais la boutique « La Bonne Graine » a qui j’ai déjà commandé des graines , mais le blog est d’une aide très intéressante.

    1. Merci Franck, nous ferons en sorte de ne pas vous décevoir !
      Au vu de votre blog, vous avez déjà de bonnes connaissances !

  3. Churaqui Charles dit :

    Bonsoir, voilà de bons conseils. bon courage pour la suite..
    SVP pourquoi les fenouil ne forme pas de bulbe malgré un bon arrosage et un buttage féquent

    à bientôt

    1. Difficile à dire, à distance. Mais le fenouil est une bisannuelle, laissez le en terre et protégez la souche, il repartira l’année d’après en formant peut être un plus joli bulbe.
      Attention à le récolter, en année 2, avant qu’il ne rentre en floraison.

  4. Thibaud Nathalie dit :

    bonjour,
    voici plusieurs années que je m’essaie au semis du poireau sans grande réussite! je viens de découvrir vos graines et votre blog. Je vais donc récidiver avec l’espoir de manger de bons gros poireaux l’hivers prochain! Je vous tiendrai au courant…
    Je suis ravie de découvrir votre blog: je me sens souvent démunie face aux questions que je me pose sur mon jardin que j’essaie de faire pousser: cela fait presque une dizaine d’années maintenant avec des résultats très mitigés. Vous savoir à mes côtés pour me renseigner me redonne du baume au cœur.
    A très bientôt donc pour toutes mes interrogations!
    Nathalie

    1. A votre disposition, M’dame ! 😉

      Le poireau nécessite des graines assez récentes, comme beaucoup d’alliums (oignon, ciboulette, etc.) et la germination chute vite. Ne gardez pas de vieilles graines.

  5. TESTU Béatrice dit :

    Bonjour,
    Binvenue a votre blog. Je lui souhaite longue vie. Moi, c ‘est mon jardin que je commence cette année. Je vous ai acheté toutes mes graines au mois de Janvier. J’ai commencé les semis de tomates, de céleris, d’aubergines, salades, radis et aromatiques. Tout a poussé ! Chance du débutant et bonnes graines !
    A bientot
    Béatrice

    1. Bonjour,

      Il est toujours appréciable de débuter du meilleur pied !
      En espérant que vous prendrez grand plaisir avec votre jardin et nos produits.
      A bientôt,
      Stéphane.

  6. Antoine dit :

    Bonjour,

    Je m’essaie au semis de poireau qui réussit plutôt bien. Mais j’ai des diffcultés par la suite, je n’arrive pas à atteindre la taille dite de « crayons », il reste à une taille comme celle de votre photo. Voyez-vous une raison à cela ?
    Merci et bon courage pour votre super blog que je suis toutes les semaines. Je démarre un potager depuis l’année dernière, donc je me cale sur votre avancement!

    1. Bonjour,
      Pensez-vous à l’éclaircir ? Les poireaux ont besoin d’un peu de place pour grossir. Il faut aussi garder le terreau assez humide, mais pas détrempé. De plus, la qualité du terreau est prépondérante. Si vous avez un doute dessus, vous pouvez toujours apporter un petit engrais organique.
      Je vais tâcher de faire une photo des plants à aujourd’hui, et les intégrer à l’article, nous ne sommes pas au niveau d’un crayon mais nous nous en rapprochons.

      Stéphane.

  7. Raynald Le Moing dit :

    Bonjour,
    et merci pour cette excellente source d’info.
    Pour ma part et comme tous mes voisins (nes) bretons je préfère le semis de poireaux en pleine terre qui pose moins de soucis et est évidemment plus économique et plus écolo.
    Néanmoins, il m’arrive d’utiliser différends terreaux pour d’autres semis et ou culture/plantation (nul n’est parfait) et alors que mon fournisseur de semences est sur internet, une certaine société « La Bonne Graine » ‘) , c’est également sur le net que j’ai trouvé un distributeur de supports de culture de grande qualité car produits pro et service rapide.
    IL s’agit de ….Ta ta ta, gros coup de pub (gratuit, hélas 😉
    Le Comptoir des jardins.
    Voila, si ça peut aider.

  8. Sophie Charvet dit :

    Bonjour

    La difficulté majeure avec le poireau ce n’est pas le semis. Une fois qu’il aura la taille d’un crayon, que vous lui aurez coupé la barbe et une partie des feuilles, repiqué… vous serez ravi de le voir grossir; vous lui recouperez un peu les feuilles… mais entre juillet et novembre vous aurez le visite du vers du poireau qui pourra en moins de temps qu’il ne faut pour s’en rendre compte, dévaster votre travail…. Et ça c’est très énnervant…Enfin si vous ne traitez pas …(moi je ne traite pas) ou si vous ne prenez pas le temps de couvrir vos poireaux d’un voile anti mouche du poireau. Avec les modifications climatiques ont ne sait plus exactement à qu’elle période cette mouche vient pondre, juillet, octobre, novembre … aussi seul le voile sauvera la situation.

    1. Cardamine dit :

      Bonjour
      Pour repousser la mouche du poireau je plante de la tanaisie au milieu de chaque rang.
      les tiges seches ou la décoction de tanaisie sont aussi utilisables
      Essayez!

    2. Au Jardin d’Essai, nous n’avons que peu de problème de mouches. Certes, nous semons souvent un rang de poireau avec un rang de carotte mais nous pensons surtout que la grande diversité de plantes et fleurs sont une des pistes de réponse car cela amène une désorientation olfactive de la mouche.
      Pas sûr que ce soit la raison absolue mais ça fait de beaux jardins ! 🙂

  9. Henri Masson dit :

    Je ne suis pas satisfait des semis que j’ai faits jusqu’à présent. J’avais l’impression d’avoir semé trop fort mais vos photos montrent des semis tout aussi serrés. Je devrai donc changer de terreau et de méthode car j’utilisais de la terre du jardin dans des bacs à poissons en polystyrène mais la croissance était désespérément lente.

    1. Pour le semis, avoir une terre légère est assurément essentiel.
      Ensuite, il faut éclaircir et, quand ils commencent à grossir, l’apport d’un engrais organique peut être un plus pour qu’ils grossissent.

  10. Henri Masson dit :

    Pour ce qui est de la plantation, j’ai essayé l’année dernière une autre méthode qui consiste à utiliser une fourche de type grelinette à cinq dents d’environ 25 cm assez grosses espacées de 12 cm. Je plante ensuite un poireau dans un trou sur deux. Dans les trous qui restent vides je plante des…carottes. Comme ces deux légumes font bon ménage, il n’y a rien à craindre. Les carottes, je les sème dans des tubes découpés dans des tuyaux (1 cm de diamètre peuvent faire l’affaire pour une longueur de 10-12 cm.) dans lesquelles j’enroule une plaque d’aluminium découpées dans des plaques offset (que j’utilisais quand j’imprimais des documents). Il est nécessaire que les plaques dépassent un peu à chaque bout du tube, donc env. 15 cm pour faciliter l’extraction car ça ne glisse pas toujours bien. Donc je remplis les tubes de terre et je sème des graines juste avant que la terre arrive au ras du tube. Si plusieurs graines germent, je ne garde qu’une carotte. J’ai tenté la même chose pour des scorsonères (photos). Il faudra que j’améliore ma méthode. Je pense que le mieux serait un bac à poissons assez profond avec des séparations assez proches.

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