Structures et autres tipis : et si on faisait grimper tout ça ?

Structures et autres tipis : et si on faisait grimper tout ça ?

Le jardin n’est pas qu’horizontal, il existe de nombreuses plantes désireuses de s’élever vers les sommets !

Certaines sont dotées de petites vrilles pour les aider dans leur ascension (concombres, pois à rames,…), d’autres s’entourent autour d’un support (haricot à rames par exemple, mais aussi le liseron !). D’autres enfin, à l’image de la patate douce, n’ont rien pour eux, ils font de grandes tiges qui rampent à même le sol, par défaut, mais ils aimeraient bien s’élever, si si, il ne leur manque qu’une petite aide, et vous, jardinier et amoureux de la Nature, vous allez leur apporter ! Merci Ô généreux bienfaiteur !

Pourquoi faire ?

Déjà, parce que c’est joli et que d’avoir un peu de hauteur, cela permet d’avoir une vision en 3D, ça change des jardins tout plat.

En plus, si ça pousse en hauteur, il y a moins à se pencher et votre dos vous en remerciera.

Enfin, cela permet d’apporter des zones d’ombres à votre jardin qui pourront être bénéfiques. Anticiper la place de vos cultures et n’oubliez pas que toutes n’ont pas besoin d’un soleil éclatant toute la journée. Ainsi, une laitue appréciera d’être à l’ombre aux heures les plus chaudes et une structure faisant ombrage lui sera profitable. Sans compter, en fonction de la structure et de la plante l’occupant, que ce tipi pourra « casser » le vent et protéger les plantes sensibles.

Comment faire ?

Alors là, il n’y a qu’un mot d’ordre : laissez parler votre créativité ! 😉

Et qu’un conseil : faites votre structure suffisamment solide pour supporter le poids de vos futures plantes, et le fait qu’elles auront une prise au vent. Il n’y aura rien de plus triste que de constater les dégâts une fois l’orage passé, et la récolte anéantie.

Mais concrètement ??? Et bien, tout commence avec du bambou, le plus facile à trouver, ou tout autre sorte de branche droite. Il vous faudra aussi de la ficelle, nous avons opté pour du raphia, biodégradable, pour les structures temporaires. Nous avons aussi utilisé des liens souples (type arboricole) pour les zones de tension plus importantes.

Mais comme des exemples valent mieux qu’un grand discours, voici nos réalisations.

*l’historique :

Le premier tipi réalisé dans les casiers, datant de 2015. On aime bien mélanger l’aspect bambou avec de la ficelle. Erreur de débutant, on a utilisé de la ficelle « bleue » typique agricole, dont on se sert pour les bottes de paille. Elle a l’avantage d’être très solide, mais pas vraiment esthétique… Petit clin d’oeil à l’environnement viticole dans lequel nous naviguons, nous avons récupéré des cerclages de tonneaux que nous avons relié entre eux avec de la ficelle. Cela donne un côté très aérien mais reste bien maintenu (il ne faut pas que ça bouge trop au risque de déraciner les plantes qui s’y attachent) :

On va pouvoir y attacher les plants de patates douces qui poussent sous forme de longues tiges. Pour être juste, la patate douce ne peut pas être considérée comme une plante grimpante, mais plutôt comme une « rampante », surtout que les tiges ont tendance à marcotter (c’est-à-dire qu’elles s’enfoncent dans le sol et racinent au point de jonction) et tubérisent. Si en les aidant à marcotter, on maximise la production de tubercules de patates douces, une partie de ces tiges peuvent toutefois être attachées sur une structure. Car la patate douce fait partie de la famille des Ipomées et produit donc de très jolies fleurs :

*LE TONNEAU :
Car il restait des cerclages, voici une nouvelle version de la barrique ! 😉 :
*LE « U » (COCOTTE !) 😉 :

Il s’agit d’une de notre réalisation majeure, très utile pour faire pousser les haricots à rames.

Pour la réaliser, nous avons construit des tipis avec 3 bambous reliés entre eux au sommet, puis chaque tipi est relié à l’autre, de manière horizontale, avec un autre bambou :

Le bambon du « haut » est relié à un autre situé au niveau du sol, à quelques centimètres de la terre et de nombreuses ficelles permettent aux haricots de grimper. De plus, cela donne un côté très léger, très aérien. Le risque, avec le vent, de déraciner les haricots a été évité avec l’astuce suivante :

Deux petits bâtons maintiennent le bambou « du bas » et, pour éviter qu’en cas de grand vent le bambou ne « saute », une petite ficelle bloque le mouvement. Une fois la végétation en place, on ne voit plus ce subterfuge et on se demande comment les ficelles tiennent toutes seules !

Le rendu est assez sympa, autant au début de la culture que lorsque les haricots ont atteint le haut de la structure :

*LE TIPI des SIOUX :

Même principe : une structure en bambou, des ficelles raphias, et hop !, on fait grimper tout ça :

*LA CABANE AU FOND DU JARDIN :

Oeuvre exclusive de Stéphane, notre jardinier en chef, voici la « cabane au fond du jardin », là où il pensait pouvoir faire la sieste au frais et à l’abri des regards ! C’est pas encore gagné, les plantes qui y poussent sont des patates douces et elles ne couvriront pas l’ensemble ! Il va falloir revoir ça pour l’année prochaine… 😉 :

La structure étant plus haute et plus lourde, Stéphane a utilisé du lien souple arboricole pour relier les bambous entre eux :

Comme vous pouvez le constater, il est très simple de réaliser de jolies structures qui donneront une touche originale à votre jardin, tout en ayant un intérêt agronomique. Un peu d’imagination et vous y arriverez sans difficulté. N’hésitez pas à nous faire part de vos réalisation sur la page Facebook.

Un dernier conseil pas inutile, pour ceux qui ont lu jusqu’à la fin ! 😉 : faites des pré-trous dans votre sol à la barre à mines afin de pouvoir enfoncer vos bambous suffisamment profondément pour assurer une bonne résistance au vent et au poids des végétaux qui grimperont dessus. C’est essentiel car il vous sera bien difficile de taper dessus avec un marteau pour les enfoncer, du moins si vous utilisez des bambous. A vous de voir mais comme dirait l’autre : « y en a qu’ont essayé, ils ont eu des problèmes ! » 😀

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