Les petits fruits sur leur piedestal !

La Bonne Graine n’est pas juste une graineterie en ligne, nous avons aussi une grande gamme de petits fruits Bio, issue d’une étroite collaboration avec notre producteur local. Afin de mieux connaitre nos produits et, surtout, de pouvoir les comparer avec d’autres variétés pas encore à la gamme, il était nécessaire de mettre en place des essais. Après la fraiseraie, voici venu le temps des petits fruits !

Dans la gamme des petits fruits, les framboisiers ont une place de choix. En effet, tout le monde adore picorer ce délicieux petit fruit sucré et le moindre potager qui comporte un bout de verger possède des pieds de framboisiers ! Mais, au contraire de ses compagnons de gamme, il ne se laisse pas conduire facilement. Drageonnant sans cesse, vous le plantez là et le retrouverez quelques années plus tard au milieu de l’allée voire, communément, dans les rangs d’à-côté !

Afin de tenter de le canaliser, mais aussi pour d’autres raisons que nous développerons plus bas, créer des casiers pour y implanter les petits fruits nous a semblé être une bonne idée.

Des casiers : pour quoi faire ?

Déjà, parce que c’est beau ! 🙂

Ensuite, parce que c’est utile : pour canaliser les framboisiers (certes, mais pour combien de temps ?) mais aussi dans l’autre sens, pour éviter d’avoir trop de « mauvaises herbes » qui envahissent les rangs. De plus, le fait de surelever légèrement la planche permet aussi à la terre de se réchauffer plus vite, donc une précocité légèrement avancée.  Le drainage aussi est facilité, ce qui est toujours un plus. Enfin, cela nous permet de maîtriser la composition de la terre contenu dans les casiers (acide pour les myrtilliers, végétal + compost pour les framboisiers et autres petits fruits). Beaucoup d’avantages, en somme.

Des casiers : comment les faire ?

Comme vous le savez déjà si vous avez lu cet article, notre premier jardin d’essai avait déjà pris la forme de casiers de culture. Profitant de cette expérience, nous avons reproduit et amélioré notre technique.

L’espace prévu :

Déterminé dès le printemps, l’emplacement des petits fruits était fixé à deux longueurs de 25 mètres environ, sur 1 mètre de large. Avoir anticipé nous a permis de bâcher afin de faire pourrir naturellement les herbes déjà présentes (principalement du chiendent) :

Pour avoir un meilleur résultat, il aurait sûrement fallu que la bâche reste 6 ou 12 mois de plus, mais cela nous a toutefois fait gagner du temps et de l’énergie. Surtout que la tâche qui nous attendait n’était pas mince : décaisser la totalité de la planche sur 20 cm !

Reprenons : notre volonté est de faire des casiers à petits fruits. Mais si nous les posons à même le sol, les framboisiers auront vite fait de s’échapper et le chiendent, véritable plaie au jardin, fera le chemin en sens inverse !

Notre solution ? Des casiers de 40 cm de haut dont 15 à 20 cm se trouvent enterré : les framboisiers réussiront probalement à descendre de 40 cm puis à remonter mais il leur faudra un peu de temps; quant au chiendent, il sera affaibli lui aussi et n’en sera que plus facile à éliminer, du moins on l’espère ! 😉

D’où le besoin de décaisser… Véritable boulot de forçat, les quelques pluies de l’automne nous ont quand même bien aidé (et plusieurs passages de motobineuse aussi !) :

Voilà pour l’emplacement, ensuite il faut s’attaquer à la réalisation à proprement parlé.

La fabrication des casiers

Le bois pour ce type de travaux doit être imputrescible, cela va de soit. L’acacia, le chataîgner rentrent dans cette catégorie mais sont très chers. Le pin douglas a donc eu notre préférence, son rapport qualité-prix est vraiment bon.

En Anjou, nous avons la chance de posséder tout près d’Angers une scierie spécialisée en douglas, la scierie Rétif. La commande étant d’importance, nous nous sommes fait livrer les planchettes 😀 :

La longueur maximum étant de 5 mètres, nous avons opté pour un assemblage dans la cour, ça semblait plus pratique, ne serait-ce parce que nous y avions l’électricité !

L’idée directrice : 2 longueurs de 25 m sur 1 m divisée en cases de 0,80 m. Les planches n’excédant pas 20 cm de hauteur, il fallait réaliser le boulot deux fois afin de les poser l’une sur l’autre.

Voici un petit florilèges de photos plus parlantes qu’un long discours. vous y découvrirez les hommes de l’équipe au travail ! 😀 :

C’est pas mal vu de haut !

La teinte rose saumonée du pin douglas frais est du plus belle effet ! 🙂 Malheureusement, elle ne dure pas dans le temps et tournera au jaune orangé, puis à une forme de gris.

Bon, les casiers sont positionnés, installés, accrochés les uns aux autres, faut maintenant penser à les remplir ! Bien entendu, cela dépend avant tout de la plante que l’on souhaite faire pousser dedans. Pour les plantes acidophiles telle que la myrtille, ce sera tourbe blonde et pour les framboisiers une terre végétale amendée de 20% de compost :

Les casiers réalisés, on y met quoi ?

Déjà, on va mettre toutes nos variétés de framboisiers, de groseillers, de cassissiers, ainsi que myrtilles, canneberge et quelques variétés originales telle que le feijoa et le chèvrefeuille comestible. Vous trouverez la liste sur le site Internet de La Bonne Graine. Mais comme le but c’est de comparer, nous avons aussi mis plein d’autres variétés pas encore à la gamme, et que l’on va tester.

Si tout pousse bien, ce qui va de soit 😉 , on vous fait un petit topo. D’ici le printemps et le débourrage, voici à quoi cela ressemble :

De belles récoltes en perspective, du moins théoriques… On adore les oiseaux mais on espère qu’ils nous en laisseront !

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