La patate douce, cette belle orangée

La patate douce se cultive facilement à condition de lui réserver un emplacement chaud et ensoleillé.

Distincte de la pomme de la terre dont elle partage à la fois l’origine sud-américaine et le surnom, dérivé de l’amérindien « batata » duquel est sorti le terme anglicisé « potato » qui donne sa racine à notre « patate », la Convolvulacée –son appellation scientifique– présente un taux de sucre très supérieur à la Solanacée et, contrairement à elle, goûte peu les températures trop fraîches. Autre différence de taille entre les deux tubéreuses: les feuilles que développe la patate douce sont comestibles et se dégustent comme des épinards, à la différence de celles de la pomme de terre, toxiques.

En cuisine, ses tubercules se préparent aussi à la vapeur, cuits au four ou servis frits voire sautés en guise de plat principal. Toutefois, les desserts s’accommodent bien de leur saveur grasse et il n’est pas rare que les gastronomes les plus audacieux agrémentent de patate leurs recettes de gâteaux ou compotes.

Bien que tropicale, la plante s’adapte volontiers aux conditions offertes par nos régions méditérranéennes rythmées par des printemps doux à chauds suivis d’étés très lumineux. La nature profonde de la patate l’incline à apprécier les climats chauds et humides capables de lui procurer des nombreuses heures d’ensoleillement, des températures relativement élevées (supérieures à 20 °C dans l’idéal)… mais aussi de vastes réserves d’eau de pluie. C’est la raison pour laquelle, dans la partie sud de la France, une irrigation régulière en cas de sécheresse prolongée conditionnera un meilleur rendement. Dans les régions septentrionales et océaniques, marquées par des printemps doux et potentiellement plus frais, la culture de la patate douce nécessitera l’installation de protections contre les gels tardifs (recouvrement, serre, châssis, tunnel).

Pour toutes ces raisons, la plantation doit être effectuée en milieu de printemps, d’avril à mai de préférence lorsque que le risque de frimas s’éloigne définitivement. Le tubercule aime à s’épanouir dans un sol frais, profond, riche en humus et généreusement baigné de soleil.

Le période de croissance de la patate douce est courte : dès le début de l’automne (septembre-octobre), soit 5 à 6 mois après la mise en terre, le jaunissement des feuilles et des tiges signale que le bulbe a atteint son stade de maturité et qu’il est temps de l’arracher. Après la récolte, il est conseillé de laisser les tubercules déracinés reposer et sécher en plein soleil, durant quelques heures. La couleur vive de leur chair trahit selon qu’elle est orange ou mauve (voire les deux photos ci-dessus) une haute teneur en caroténoïdes ou une forte concentration d’anthocyanines, deux molécules réputées pour leurs vertus antioxydantes propres à renforcer les défenses immunitaires.

On l’a dit, les feuilles de la plante ont la qualité d’aliments et peuvent être cueillies tout au long du cycle de végétation pour être consommées en vert. Leur texture, qui présente l’aspect légèrement visqueux du mucilage, n’en reste pas moins croquantes en bouche. Elles contiennent de nombreux nutriments tels que des vitamines A, B6, B2 et C, mais aussi du calcium, du phosphore et du fer.

Et au Jardin d’Essai ?

A la gamme de La Bonne Graine depuis longtemps désormais (en godet pré-poussé et en BIO), nous proposions une blanche et une orangée et la gamme vient de s’enrichir d’une orangée allongée. De la variété Erato®, nous allons les comparer à des variétés plus connues que sont Beauregard, Evangeline, Murasaki, Orléans, Bonita, voire d’autres si nous en trouvons des différentes.

Résultats en fin d’été !

À lire aussi
Le tuteurage des tomates
Greffage or not Greffage...telle est la question?
Réalisez votre propre choucroute
Savez-vous planter les choux ?
La patate douce, cette belle orangée
Retour

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *